
LIFE-AR s'est fixé un objectif ambitieux : d'ici 2030, au moins 70 % des fonds destinés à la lutte contre le changement climatique devront être investis au niveau local afin de soutenir les investissements jugés prioritaires par les communautés.
Cependant, la question essentielle est de savoir comment mettre ce principe en pratique alors que chaque pays est confronté à des réalités différentes et que le paysage du financement ne répond pas encore de manière adéquate aux besoins des PMA.
Ce document thématique examine les enseignements qui se dégagent actuellement des FRC concernant la manière dont elles mettent en œuvre les principes « 70/30 », ainsi que leurs réussites, leurs défis et les leçons tirées.
Ce document rassemble les enseignements tirés de la manière dont chacun des quatre pays a interprété le principe 70/30 et de son adaptation à des contextes spécifiques. L'objectif est de mettre en évidence les progrès réalisés à mesure que les données se précisent, et en particulier lorsque les pays passent à la phase d'investissement.
La concrétisation de la vision 2050 des PMA nécessitera des approches programmatiques à long terme, en tenant compte du fait qu’il faut du temps pour mettre en place les financements, les structures et les systèmes nécessaires afin de garantir qu’« au moins 70 % » des flux financiers parviennent au niveau communautaire pour renforcer la résilience.
Les pays chefs de file LIFE-AR, premiers à avoir adhéré à cette initiative et à la mettre en œuvre, ne se contentent pas de tester un principe d’allocation financière ; ils démontrent également si l’architecture internationale du financement climatique peut véritablement passer d’un mode de fonctionnement « habituel » à un mode « inhabituel ». Les éléments dont on dispose à ce jour suggèrent que c’est possible, mais seulement si l’on reconnaît que le chemin pour y parvenir sera chaotique, spécifique à chaque contexte et non linéaire.