Le conseil d'administration de LIFE-AR a approuvé un plan de transition assorti d'un calendrier précis visant à faire de LIFE-AR une organisation indépendante. Après six ans d'incubation au sein de l'Institut international pour l'environnement et le développement, la facilité LIFE-AR devrait être pleinement opérationnelle d'ici avril 2027.
Une étape décisive
Il s'agit d'une étape importante pour l'Initiative en faveur d'une adaptation et d'une résilience efficaces dans les pays les moins avancés (LIFE-AR). Le conseil d'administration s'est réuni les 14 et 15 septembre et a décidé de donner son feu vert à la facilité LIFE-AR. L'initiative devrait finaliser sa sortie de l'IIED en avril 2027.
La création de la Facilité marque une étape naturelle dans l’évolution de LIFE-AR. L’objectif de devenir une organisation indépendante avait été défini dès 2019 dans la « Vision 2050 » du Groupe des PMA. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une planification soigneusement échelonnée, assortie d’étapes clés et de points de contrôle, et bénéficie d’un suivi rigoureux de la part du Conseil d’administration. Comme l’a déclaré le président du groupe des PMA : « La Facilité sera considérée comme un nouvel outil destiné à faciliter l’adaptation menée au niveau local et à mobiliser des partenaires afin de soutenir une mise en œuvre concrète à l’échelle locale. »
L’IIED et les partenaires de LIFE-AR ont confirmé leur soutien continu, tant financier que technique, à la mise en place réussie de la Facilité LIFE-AR. Le Dr Tom Mitchell, directeur exécutif de l’IIED, a déclaré : « L’IIED accorde une grande importance à LIFE-AR, et nous voulons nous assurer que ce dispositif prenne le meilleur départ possible. »
Une décision qui s'appuie sur des résultats concrets
Ce changement d'organisme hôte permettra à LIFE-AR de continuer à respecter les principes de la Vision des PMA. Il s'appuiera sur des résultats avérés, un leadership national fort, des systèmes nationaux renforcés et des partenariats de confiance afin d'amplifier son impact et d'influencer le paysage mondial du financement de la lutte contre le changement climatique.
Au fil des ans, LIFE-AR a mis en avant une approche différente pour acheminer les financements liés au climat vers les collectivités locales.
Au niveau institutionnel, des plateformes nationales impliquant l’ensemble de la société et plusieurs ministères ont été mises en place. Les structures nécessaires en matière de finances, de gestion fiduciaire, de gouvernance, de participation, de suivi et d’évaluation, ainsi que d’égalité de genre et d’inclusion sociale, permettant d’allouer au moins 70 % des ressources au niveau local, ont été mises en place. Plusieurs pays ont d’ailleurs déjà réussi à atteindre cet objectif.
Au niveau local, les pays ont mené une phase bien planifiée de formations et de réunions participatives avec les communautés, qui a permis d'identifier, de sélectionner et de hiérarchiser les investissements. Ces derniers couvrent désormais un large éventail de secteurs susceptibles d'améliorer la résilience de plus de 140 000 personnes.
Le moment idéal pour revoir les ambitions à la hausse
LIFE-AR pouvant produire désormais des résultats concrets, cette décision intervient à un moment crucial pour l'initiative. Depuis deux ans, la dynamique politique ne cesse de s'amplifier. Toutes les présidences des COP 30, 31 et 32 ont exprimé leur soutien sans réserve à LIFE-AR. Le soutien financier s’accroît, de nouveaux partenaires manifestant leur intérêt pour engager le dialogue. L’initiative a adopté une stratégie révisée et plus agile visant à se développer, à pérenniser ses actions et à influencer afin de relever les nouveaux défis du financement climatique. Les pays mettant en œuvre LIFE-AR sont prêts pour la prochaine vague d’investissements menés par les communautés et pour une montée en puissance. Le moment est désormais venu de doter LIFE-AR des moyens nécessaires pour réaliser son ambition : acheminer les fonds d’adaptation au changement climatique là où ils font réellement la différence et accompagner tous les PMA sur la voie de la résilience climatique.
Pour le Dr Alfred Okidi Akot, Secrétaire permanent en Ouganda : « En ce qui concerne les PMA, nous souhaitons vivement voir ce partenariat se développer, notamment en termes d’engagement financier, afin de pouvoir assurer la pérennité de la mise en œuvre. Nous rendrons ainsi pleinement justice aux populations qui vivent aux marges de la société et qui subissent de plein fouet les effets du changement climatique. L’ambition devrait donc se chiffrer en centaines, voire en milliards de dollars, pour avoir un impact significatif dans l’ensemble des PMA. »






